Escapade Suisse à Neuchâtel 

 

C’est en septembre 1833 que Balzac entreprend le premier voyage pour rejoindre Mme Hanska, cette correspondante encore inconnue qu’il sait seulement être polonaise et se prénommer Eva et dont il est tombé follement amoureux au fil de leurs échanges épistolaires.
Au début 1833, Madame Hanska avait convaincu son époux Mr Hanski de quitter leur domaine ukrainien pour un voyage d’agrément de plusieurs mois à travers l’Europe. Elle avait alors proposé Neuchâtel comme lieu de villégiature, sa proximité avec la frontière française ne pouvant que favoriser une rencontre secrète avec Balzac [suite...]

Genève...A la vie, à la mort! 

 

Balzac brûle d’impatience de rejoindre Madame Hanska à Genève afin d’y consolider leur relation amoureuse prudemment amorcée à Neuchâtel, mais son travail littéraire et ses affaires vont le retenir à Paris plus longtemps que prévu.

Pris par ses engagements contractuels auprès de divers éditeurs et par la nécessité de se constituer une « caisse » pour entreprendre le voyage, il redouble d’énergie à son travail d’écriture  [suite...]

LES VOYAGES D'HONORE DE BALZAC

Vienne...Roulez Calèche! 

 

Balzac, qui n’en est pourtant pas à sa première idylle, considère déjà la belle Madame Hanska comme la femme providentielle de sa vie, son « étoile polaire », ainsi qu’il la nomme, qui le guidera dans les méandres de son existence, qui lui apportera le réconfort auquel il aspire, tout à la fois dans le domaine affectif, financier et du prestige social… [suite...]

Saint-Pétersbourg...à toute vapeur !

 

Le séjour viennois a endetté Balzac de façon impériale…

La majeure partie de l’argent englouti aussi vite dans ses folies de grandeur avait été obtenue selon son système habituel, en se faisant payer ses futurs ouvrages (parfois même pas encore commencés) par les journaux et éditeurs contre un engagement de livraison à une date fixée. Pris dans le tourbillon viennois, il n’a cette fois-ci pas suffisamment travaillé pour honorer ses engagements littéraires et son retour à Paris le plonge de suite dans une période de labeur acharné et de conflits juridiques avec l’éditeur François Buloz à qui il devait la livraison du roman Le Lys dans la vallée. [suite...]

 

Le tour d’Europe en 260 jours de
récréation…

 

Le 27 août, tandis que Mme Hanska et Anna rejoignent Cologne et Karlsruhe, Balzac prend le chemin du retour pour Paris. Il atteint Gand en diligence, de là prend le train pour Lille puis la malle-poste pour rejoindre Paris où il arrive le 30 août. Plus de quatre mois passés auprès de son amour, dans une ambiance de détente absolue, lui rendent le retour à Paris déprimant :  « Tout m’est indifférent ici de ce qui ne vous concerne pas, pour ne pas dire odieux, et c’est à tel point qu’hier, accablé de fatigue, barbe de 8 jours, poussière de 22 heures de route, linge sale, costume de voyage, je suis allé chez Froment-Meurice avant de venir ici ». [suite...]

Le mariage enfin !...

 

Balzac peste contre cette révolution qui amplifie ses difficultés financières. Cette période de chaos met à mal non seulement la presse, l’écrivain se plaint de ce qu’il n’y a « plus de journaux constitués comme ils l’étaient, partant plus de feuilleton, plus de recettes littéraires », mais de plus, elle entraine une chute de la valeur des fameuses actions des chemins de fer du Nord. Et la maison de la Rue Fortunée continue à engloutir des sommes d’argent non négligeables… [suite...]

 

 

 

Wierzchownia enfin !...

 

Submergé par la tristesse, Balzac a bien du mal à se remettre à son activité littéraire, prostré dans une léthargie qui l’empêche de produire une seul phrase :

« Hier, j’ai eu la constance de rester assis à ma table, comme un écolier au piquet, pendant toute la journée, depuis mon réveil jusqu’à mon coucher, sans pouvoir extraire de mon cerveau deux lignes, ni quoi que ce soit qui ressemble à une pensée. » [suite...]

 

 

Sans être un grand voyageur dans l’âme, Balzac n’en a pas moins sillonné la France et l’Europe tout au long de sa vie, quelques fois pour affaires, le plus souvent pour rejoindre des femmes aimées : les amies telle Zulma Carraud qu’il retrouve à Angoulême ou Issoudun, les autres amantes ou les prétendues au titre (respectivement Mme de Berny en Touraine puis en bateau sur la Loire jusque Nantes, Mme de Castries en Suisse) et surtout Mme Hanska pour laquelle il traversera plusieurs fois l’Europe dans toute son étendue, dans des conditions de voyage éprouvantes liées aux moyens de transport rudimentaires de la première moitié du 19ème siècle.

BALZAC

HANSKA
Association Franco Ukrainienne